Naviguer avec une championne !

Repost de la newsletter #3 Novembre 2020


Bonjour à tous et bienvenue dans cette troisième newsletter !  Nous espérons que vous avez passé un super mois d’octobre avant d’entamer cet étrange mois de novembre. 


Dans cette newsletter, nous allons vous parler d’une navigatrice Genevoise mondialement connue, de Carnac et d’entrepreneuriat !  Pour nous le mois d’octobre a été bien chargé, aussi bien sur l’eau qu’à terre. Retour sur un mois riche en apprentissages raconté par Enguerrand.  « Début octobre on est de retour à Lorient pour un weekend d'entraînement. Mais pour un week-end efficace, il faut un bateau fin prêt. Avec Loïc, qui nous aide sur la préparation du bateau, on a fait de notre mieux pour vider notre TODO list. Au programme, le changement de cordages usagés, mais surtout la réparation de nos voiles (souvenez-vous nos problèmes de Grand-Voile). 

On l’a patché du mieux possible, elle n’est toujours pas parfaite, mais on espère qu'elle tiendra jusqu'à la fin de l'année. Au final, une journée super productive, c’est hyper satisfaisant de voir le bateau en meilleur état après une journée de travail. Et c'était important, car on avait prévu un gros programme pour le reste du weekend : 24h d'entraînement avec Justine Mettraux suivi de notre premier entraînement de nuit en double. 


Avant de vous parler de notre entraînement avec Justine, on va vous la présenter rapidement. Justine c'est une Genevoise d'origine qui a adopté Lorient comme port d'attache. Justine c’est surtout une navigatrice ultra talentueuse qui a brillé dans les régates les plus exigeantes du monde (Volvo Ocean Race, Solitaire du Figaro, Mini Transat) et surtout.. lors de la Transat Jacques Vabre à bord de Boogie Down ! Et oui elle a participé à la course sur notre bateau le 115 en 2017, avec Bertrand Delesne notre super coach, une belle place de 4ème à la clé ! Apprendre aux côtés des meilleurs pourrait-on dire :) 


Justine nous avait préparé un parcours technique en passant par Belle-Île et le Pouliguen. Elle nous avait également donné des devoirs ; préparer la navigation. Kézako ? Préparer la navigation ça consiste à analyser la météo, choisir la route la plus rapide pour notre parcours prévu ainsi que de relever toutes les informations prévues sur le vent et le courant (force, direction). Pour chaque tronçon ça ressemble à quelque chose comme ça: 


Cela nous permet d’anticiper toutes les manoeuvres et au fur et à mesure de notre navigation de contrôler les prévisions météo pour si besoin ajuster notre route. Les devoirs revus et corrigés avec Justine nous larguons les amarres à 10h direction Belle-Île. La journée passe à une vitesse folle, le soleil se couche déjà que nous n’avons pas vu le temps passer. Pendant la nuit le bateau ne s'arrête pas pour autant, au contraire, on déboule en début de nuit à 15 noeuds sous Code 0. Il faut faire une manoeuvre de lâcher de ris pour utiliser une plus grande surface de la Grand-Voile puis enchaîner les virements de bord afin de rentrer vers Lorient. On arrive au ponton à 8h du matin, on range le bateau café croissant et on se repose avec une petite sieste dans le bateau, la nuit a été courte !  Au réveil on est super fier de nous ! C'est la première fois qu'on arrive à aller au bout du programme prévu, cerise sur le gâteau on a vraiment été à 100% du début à la fin. Justine nous a poussés à fond, ont été dans le rouge, mais il y a comme un déclic pour nous, c'est un peu notre premier entraînement de course au large vraiment abouti. On est super content ! La sieste finie, on commence à préparer notre prochaine sortie, une sortie à deux avec pour objectif principal notre première nuit en double, et ce n’est pas rien ! On applique les conseils de la veille et prépare méticuleusement notre navigation. Au programme, le fameux chenal de la Teignouse entre Quiberon et Houat puis Méaban, l'entrée du Golfe du Morbihan avant de faire chemin inverse. On passe la Teignouse à la tombée de la nuit, et une fois la nuit noire, je réalise qu’il n’y a que Victor et moi sur le bateau, il faut être encore plus prudent que d'habitude. Cette nuit là pour la première fois, on s’est attaché. 


Sur le chemin du retour, nous passons au large de Carnac et de la baie de Quiberon, là où j’ai appris la voile. Petit je rêvais de sortir de cette baie sur mon petit 420 blanc, me voilà au large sur un magnifique class40 pour préparer la prochaine Transat Jacques Vabre, qui l’aurait cru. 


De retour à Genève, il a fallu remettre le costume et retourner travailler comme si de rien n'était. Quel plaisir de pouvoir mener notre projet en parallèle de notre travail. On a décidé de rester deux weekends de suite à Genève pour avoir le temps d'avancer sur des sujets que l’on peut traiter à terre. Notre priorité absolue est la recherche de partenaires, on a des pistes, mais rien de concret pour le moment. Comme l’a dit Mathieu Quartier CEO de SwissPro et sponsor de Alan Roura: "Comme sponsor, je suis persuadé que la voile est l'un des meilleurs investissements coûts-visibilité" alors on garde bon espoir et on continue de travailler dur pour faire parler de notre projet et le présenter au plus grand nombre. En parlant de présentation, Victor a réussi à nous obtenir une présentation auprès des Alumni de L'EPFL à Genève. Une heure de présentation devant une cinquantaine de personnes, on vous racontera ça le mois prochain, c'est prévu pour le 25 novembre. Je finis d’écrire ces lignes alors que la nouvelle d’un re-confinement en France vient d’être annoncée. Comme pour tout le monde, cela a des conséquences directes sur nos vies et notre activité. Évidemment, on comprend entièrement ces mesures, on souhaite que cette vague soit la moins violente possible, et que ce chapitre compliqué soit bientôt derrière nous. En tant qu’entrepreneurs, nous devons assurer la pérennité de notre entreprise. Nous avons un premier prêt à rembourser et nous sommes à la recherche de sponsors pour compléter notre budget. Nous n’avons pas d’autre obligation que d’aller de l’avant et de redoubler d’efforts. En tant que rêveurs, nous devons continuer de croire en nos rêves et en notre capacité à les transformer en réalité. Si nous n’y croyons pas, qui le fera ?  Au travail, on a du pain sur la planche !  À très bientôt » PS: Et aujourd'hui c'était le départ du Vendée Globe, le tour du monde en solitaire sans assistance. Malheureusement on ne pouvait pas assister au départ, mais derrière nos ordinateurs on a tout suivi. Et franchement ces gens-là nous font rêver, c'est juste incroyable ce qu'ils s'apprêtent à faire. C'est sûrement un peu grâce à eux qu'on en est là aujourd'hui. D'ailleurs, est-ce que vous saviez que de très nombreux skippers ont commencé par le class40 avant de s'attaquer au Vendée Globe ?



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Enguerrand Granoux & Victor Jost 

Transat Jaques Vabre 2021

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